06 février 2011

l'inspiration n'attend pas

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Artiste est un métier à temps plein. À tout moment peut surgir une idée. C'est pourquoi je note tout ce qui me passe par la tête, je m'efforce de suivre le fil de ma main qui me fait tracer des trucs, car je sais que dans toutes ces esquisses se trouveront un jour les prémices d'une grande oeuvre. C'est dans mes carnets que les personnages s'affirment, que les idées s'explicitent, que les démarches s'éclaircifient, que je découpe les salsifis.

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07 février 2011

le méchant et son faire-valoir

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J'ai eu une super idée : le faire-valoir du méchant sera le martyr de sa religion. Et à cause des caractéristiques de sa martyrisation, il ne pourra répondre qu'en ronflant aux diverses vannes méprisantes du méchant qui se fera valoir en faisant remarquer par exemple qu'il est très étourdi. Car comme tout martyr il est resté bloqué pour toujours dans le sacré de son passé, à savoir en l'occurence sur une table tournante d'empalement. Vous en pensez quoi ?

Correction : après une rapide recherche, il se trouve que c'est "écartèlement" le supplice où on a les bras écartelés, pas empalement !!! Bon, on verra, je changerai peut-être ça du coup vu que ça sonne moins bien. 

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08 février 2011

mauvaises idées

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Il faut savoir reconnaître quand on fait fausse route. C'est un devoir pour un artiste inspiré d'être humble, car on est tellement souvent pas humble qu'il faut bien être un peu humble parfois pour la route.

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14 février 2011

m'imprégner des bâtiments

Tout à l'heure j'ai mis le nez dehors et voici ce que j'ai vu : des pâtés de maisons que j'ai dessinés et qui m'ont donné envie de faire un jeu de mot avec le mot "pâté" au sens de "pâté qu'on mange" et donc de faire tourner mon histoire autour du pâté qu'on mange dans des pâtés de maisons, ça peut être pas mal non ? Bon, il se trouve qu'un passant m'a assez violemment abordé alors que j'avais le nez dans mon carnet, comme vous le verrez ci-dessous, mais vous savez comment sont les gens, ils ne comprennent pas l'art.

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17 février 2011

l'idée qui s'échappe

Quand je me souviens pas d'une idée, je cherche à me souvenir précisément de la situation physique et mentale dans laquelle j'étais quand je l'ai eue, c'est comme quand on cherche un objet qu'on a perdu. Bon, ça marche pas souvent mais c'est pas grave, je tape très fort avec mes poings contre ma table et ça saigne partout et je me maudis d'avoir peut-être laissé passer l'idée qui me rendra célèbre et talentueux, mais c'est tout.

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24 février 2011

concepteur de guides, un métier d'avenir

C'est mon rêve de concevoir plein de guides et de fonder une librairie qui sera dédié au rayon Pratique sans qui nous serions encore à l'âge de pierre, désemparés par la complexité du monde. Alors parfois, en marge de mon grand projet, quand mon esprit vagabonde ailleurs, j'imagine les guides de mes rêves qui seront peut-être les guides de demain. C'est ma récréation à moi. Ça me tenait à coeur de vous la montrer, car je compte vous ouvrir ma cuisine jusqu'au bout. Car vous ouvrir ma cuisine c'est aussi et surtout vous ouvrir ma tête. Bande de petits trépanateurs, vous en avez de la chance !

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07 mars 2011

essais d'underground

J'ai reçu plein de messages de lecteurs, qui je l'avoue m'ont plongé dans l'embarras et qui sont la cause de ma pause de plus d'une semaine. On m'a dit que mon humour était ringard, que mon attachement à la grande bande dessinée d'aventure était dépassé, que maintenant il fallait être "décalé", "absurde" et "iconoclaste" pour plaire. Au début j'ai cru que ça voulait dire être parodique, mais en fait pas seulement, c'est plus compliqué que ça il paraît. Alors je m'y suis efforcé dans mes carnets mais je sais pas si c'est très convaincant, à vous de juger...

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Alors dans celui-là j'ai essayé d'être à la fois classiquement underground et effrayamment décalé : y'a deux éléments légendaires de l'humour parodico-trash - l'univers du commerce et les blagues par rapport au fait de puer de la bouche - mais j'ai évité le gag classique de préciser que c'est le seul vendeur du magasin (eh oui regardez, j'ai pas mis "seul" entre "le" et "vendeur"), car là ça aurait vraiment fait référence au côté surfait d'un dessin d'humour où un mec serait seul dans un magasin avec un vendeur qui sent mauvais, là ça aurait clairement fait parodique, or on m'a dit qu'il faut être parodique sans l'être. Dont acte. (Bon du coup j'ai été obligé de mettre un Post-Scriptum pour qu'on comprenne un peu mieux, mais c'est pas grave hein ?)

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Alors dans celui-là j'ai vraiment voulu être dans le style "mauvais goût cynique et auto-satisfait", vous savez le genre de mecs qui ont du recul devant tout, qui font comme si tout était rigolo, qui se cachent derrière leur second degré permanent et donc qui aiment bien faire des blagues décalées où il est question de prostitution, de pédophilie, de racisme ou de pornographie parce qu'il paraît que c'est trop marrant et qu'il faut savoir en rire pour pouvoir se montrer supérieur par rapport à la vie. J'ai failli en rajouter une couche en faisant dire au mec "t'es pas une pute, à ce que je sache !", mais il paraît que "pute" c'est trop démodé tellement que ça a été utilisé pour faire 'faussement vulgaire' comme on dit, à savoir viril et mordant (mais donc avant c'était branché), alors j'ai opté pour la réplique du tac au tac "t'es con ou quoi ?" qui est vraiment comme on parle dans le langage courant donc qui est trop drôle je crois.

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Bon là j'avoue c'est un peu prévisible, c'est classique dans le registre de l'humour cruel et décalé. Ouais, j'ai voulu être commercial : je me suis moqué d'un handicap. Ouais, j'aurai trop la côte auprès de l'underground politiquement incorrect, trop bien !!!

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Et l'on finit par un passage obligé dans l'humour absurde pince-sans-rire : la référence à la bouffe. Parfois ça peut aussi être à un meuble dérisoire comme un tabouret, mais c'est quand même la nourriture qui garde la première place, et surtout les matières premières comme le sucre ou ici la farine. Et puis surtout, trop important à savoir : faut parodier la pub en faisant donc une phrase exclamative dans un grand éclair, c'est trop décalé ! Et faut que le personnage cligne d'un oeil pour se moquer du côté débile régressif des réclames ! Bon, j'avoue que j'ai hésité entre plusieurs phrases, à votre avis c'est laquelle la mieux par rapport à la farine ?  

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04 avril 2011

recherche de typo pour le titre du projet

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Perso je préfère les dernières typos, à la fois plus stylisées (et donc plus jolies) et surtout beaucoup plus lisibles. Regardez comme j'ai naturellement évolué vers elles, c'est beau. Je me suis laissé porter, c'est beau. Qu'en pensez-vous ? Que c'est beau ? (Je ferai pas de vote cette fois-ci car je suis sûr que vous êtes d'accord avec moi que c'est beau.)

Posté par Lucas Taieb à 23:19 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

14 avril 2011

il faut savoir saisir ce qu'il y a sous nos yeux (2)

Il faut savoir saisir ce qu'il y a sous nos yeux, second volet. (Prenez-en bien note les amis.)

Il faut faire poser nos potes, il faut profiter d'eux un max, il faut savoir saisir le potentiel de personnage potentiel qu'ils ont au fond d'eux pour les inclure dans notre projet potentiel. L'autre jour ça tombait trop bien, il se trouve que mon pote Xavier (Ludovic pour les intimes) s'est mis à ressembler un max au mec de mon histoire qui à un moment se tourne sur le côté en levant les bras avec une fourchette dans la bouche et un béret qui lui cache l'oeil, quelle coïncidence, quel pain béni ! Je l'ai donc saisi sous mes yeux avec un vieil appareil photo et je l'ai ensuite croqué le plus fidèlement possible, comme il se doit.

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Et ensuite j'ai fait la même chose avec un tableau que j'ai trouvé par hasard sur google, un portrait qui représente une fille, vu que j'ai besoin d'un personnage féminin pour mon récit potentiel que j'ai le projet de projeter de préparer. Je lui ai fait des longs cils comme ça on voit mieux que c'est une fille sinon on comprenait pas !

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Vous aussi, basez-vous sur des trucs !

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14 août 2011

moi aussi je suis un salaud (mais en fait ERRATUM)

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ERRATUM : en fait il paraît qu'avoir l'ego du vendeur c'est être content d'avoir vendu un livre parce que du coup c'est bon pour son chiffre d'affaire et non pas parce qu'on a fait partager notre passion pour les gens qui illuminent la terre de leur cerveau, et moi qui croyais que j'étais enfin un vrai vendeur, zut !!! faut vraiment que j'oublie l'existence de l'art pour y arriver !!!

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